Mon combat contre le cancer du sein triple positif

Le cancer de l'épidémie - Ingrid Vautrin - Mai 2023

Et voilà ! Nous y sommes enfin ! mon livre qui raconte mon histoire et mon combat commence à se répandre, et vous pouvez vous le procurer sur Amazon ou ThebookEdition.

Ce livre apporte également mon témoignage sur le traitement au Trodelvy, en espérant que cela aide les autres femmes dans ma situation.

J’ai modifié ma chaîne personnelle au profit de cette grande cause que j’ai attitré comme ma seconde mission de vie. j’ai décidé de faire de mon combat contre le cancer du sein triple positif une cause afin de faire bouger les choses. j’ai pu me rendre compte à l’institut que les jeunes femmes étaient moins prise au sérieux.

C’est pourquoi je tiens à donner de moi-même pour aider à faire bouger les choses ! De plus, une contribution spirituelle aidera grandement pour surmonter cette épreuve.

Je vous propose de vous rendre sur ma chaîne Youtube afin de suivre les vidéos et la promotion de mon livre sur mon cancer du sein triple positif 🙂

Octobre Rose

Faites un don contre le cancer du sein

Mon livre : Le cancer de l'épidémie : Victime indirecte de l'épidémie COVID

Le cancer de l'épidémie

Le combat d’une jeune maman victime d’un cancer et indirectement du covid

Lors de la Covid, nous avons eu des statistiques. Seulement, les statistiques ne prennent pas en compte les nombreuses victimes indirectes, encore en vie, qui devront se battre pour leur droit de vivre.

Du haut de mes 34 ans, je me suis vu être refusée pour tous examens et traitement à cause du premier confinement, ce qui m’a presque coûté la vie, et a changé radicalement celle-ci.

Spirituelle et médium, c’est par l’occulte que je trouve mes forces pour traverser cette épreuve.

Ingrid Vautrin

Début de l'extrait du livre :

Ça y est, elle m’a entendu !!!!

Ce n’est pas la première fois que je viens dans ton esprit.

Lui dis-je après lui avoir montré la scène m’ayant menée jusqu’à elle la première fois. Elle était là, allongée sur son lit près de son homme, pour une petite sieste de milieu de journée, fatigués tout deux par leur rythme de vie.

Elle était entre l’éveil et le sommeil alors que je fis l’essai de profiter de son bas taux vibratoire afin de lui montrer par flash cette scène qui m’a conduite jusqu’à elle. Ce soir-là, je conduisais paisiblement. J’ai pris soin de l’incorporer dans mon souvenir en la plaçant sur le siège passager afin qu’elle me voie au volant. Les cheveux dans le vent, je savourais cette douce soirée d’été. Tout comme elle, j’aimais ces douces soirées si magiques. Je conduisais sur une route très sombre couverte d’un ciel noir étoilé. Des champs à perte de vue sillonnaient cette route. Des lampadaires sur le bas-côté illuminaient la route.

Voici des moments que j’aime vivre et il me semble que l’on a les mêmes. Et aujourd’hui je me retrouve là, dans ton esprit beaucoup plus perturbé et moins paisible que le mien. Je dis cela sans jugement bien sûr. Cette fois-ci où je te parle, ce n’est pas la première fois que je te rends visite.

Je la vois réagir, son cerveau se remet en marche, mon souvenir lui semble étrangement familier. Elle ne sera donc plus réceptive à mes paroles. Elle a un souvenir clair de mon flash, je le vois tourner en boucle dans sa tête. Elle a bien compris mon message sans même que je lui explique. Je la vois cogiter, voulant plus d’informations, se posant des questions, mais en même temps, se dire que tout cela se coordonne et paraît soudainement si logique.

La question qui la tourmente est qui je suis. Mais elle sait qu’elle se doit être patiente, elle sait qu’elle le saura, elle a saisi ce que je voulais lui transmettre, elle doit écrire son vécu.

Mars 2020

Je me souviens de ce jour où elle s’est levée et a crié de douleurs en ne pouvant pas soulever son bras. Son nerf lui tirait de l’aisselle jusqu’au poignet. Elle a d’abord pensé à un faux mouvement. Mais courant la journée, la douleur ne se passait pas. Devant son miroir de la salle de bain, nue avant de prendre sa douche, à lever son bras pour voir ce qu’il se passait, car elle avait senti un nerf contracté sous son aisselle.

Bras levé, elle devint soudainement toute blanche, en repérant quelque chose d’anormal dont elle n’avait pas fait attention auparavant : il y avait un creux en dessous de son sein droit. Elle toucha pour voir ce qu’il se passait, elle pensait que c’était à cause de son pendule qu’elle mettait dans son soutien-gorge la veille pour le connecter à son énergie. Mais là, il ne s’agissait pas de cela quand elle a senti du bout de son doigt une boule dans sa poitrine. Elle se lava, puis se posa devant sa tablette afin de chercher ce que cela pouvait être.

Elle se décomposait, en lisant : « attention à ce signe inconnu, le creux dans le sein, CANCER. CANCER, CANCER ». Les larmes lui montent aux yeux, elle se sentait mal. Elle lisait tous les symptômes, espérant que ce ne soit pas le cancer. Mais en lisant, elle réalisa, que son corps lui envoyait ce message. Le creux sous le sein, le sein qui commence à se déformer, la boule palpable dure et immobile. Elle le sentait, quelque chose n’allait pas bien. Alors, elle appela l’hôpital, pour demander une mammographie. Nous étions en premier confinement pour le Coronavirus. Mais son cas représentait une urgence.

– Hôpital de ******* bonjour service radiologie en quoi puis-je vous aider ?

– Bonjour, excusez-moi de vous déranger. Ce matin, j’ai mon bras qui s’est bloqué. J’ai une grosse douleur au niveau du bras comme un nerf qui se coince.  Je suis allée regarder dans un miroir et a vu un creux au niveau du sein. Mon arrière-grand-mère étant décédée d’un cancer, et ayant lu sur internet que les symptômes correspondaient, je me demande si ce ne serait pas un cancer et s’il serait possible de faire une mammographie afin de vérifier.

– Quel âge avez-vous madame ?

– Je vais avoir 34 ans.

– Écoutez madame, nous ne prenons plus de rendez-vous ni de nouveaux patients pendant le confinement. Il faudra attendre. Nous n’avons pas de disponibilité avant octobre.

– Et si je demande une ordonnance à mon médecin ?

– Même avec ordonnance, cela ne servira à rien ! Nous ne vous prendrons pas avant octobre. De plus, vous êtes jeune mademoiselle, il ne faut pas paniquer, ce que vous avez n’est certainement rien d’autre qu’un kyste, c’est tout ! Et ce n’est pas parce que votre arrière-grand-mère l’a eu que vous l’avez ! Il ne faut pas vous alarmer comme ça à penser au pire ! Rappelez-nous en octobre si vous n’allez pas mieux.

– D’accord madame bon bah une bonne journée à vous !

– Bonne journée au revoir mademoiselle.

Je la vois se décomposer. Ce qui est le plus horrible lorsque l’on pense être malade, est quand personne ne peut le confirmer. Elle a bon chercher pour le kyste, elle ne trouva que CANCER.

Elle passa le confinement ainsi, dans le doute, à se tâter et voir que ça ne part pas. Son bras la faisait souffrir, mais elle forçait dessus afin que ce ne soit pas un handicap et de pouvoir continuer à vivre normalement. Son sein la brûlait, la tiraillait, elle avait mal. Mais il y avait des moments où ça allait mieux.

J’ai tenté de l’en avertir pourtant ! Ce fameux matin une année plus tôt où elle se réveilla tourmentée par le rêve qu’elle venait de faire…. Ce rêve par lequel j’ai tenté de lui dire. Elle s’est pourtant réveillée si près du but :

« Un gros crabe géant descendant du mur, le signe du cancer ! »

Mais fidèle à elle-même, elle est allée chercher dans le dictionnaire des rêves et en a trouvé une signification différente qui lui a valu pas mal de tourments. Pourtant, elle aurait continué, elle aurait trouvé la véritable signification, plus terrifiante certes, mais qui aurait pu lui valoir une prise en charge plus rapide et moins pénible. Mais, comme tout médium qui se respecte, elle est confiante de ses visions pour les autres, mais pas forcément pour elle.

Plus tard, durant la fin de son confinement, j’ai réussi à lui attirer son intention et à lui faire enfin réaliser les choses. Je l’ai su, car elle faisait son ménage et d’un coup je la vois sursauté « oh !!!! Le crabe, le symbole du signe du cancer, mais oui ! Le cancer ! Oh, c’est un cancer ! »

Et comme l’on dit dans le métier, les consultations que l’on fait nous fournissent parfois des indications pour la médium elle-même. Et depuis un temps, elle entendit beaucoup de cas de cancer. Son esprit s’éveille peu à peu. Elle réalise peu à peu que sa première impression n’était pas juste une impression. Mais parfois, elle allait mieux, son bras lui faisait toujours mal mais la douleur est parfois moins intense. Alors elle crut que c’était passager en s’accrochant sur le fait que …. Si l’hôpital lui a dit que ce n’est pas un cancer ce n’est pas un cancer après tous. Puis certaines de ses consultantes racontaient que le cancer ne fait pas mal alors comme sa poitrine lui faisait mal ça ne pouvait être qu’un kyste.

Mais peu importe, quoi que ce soit, elle appellerait en octobre pour la mammographie comme l’hôpital lui a dit de faire. Pourtant, sa respiration devint de plus en plus courte, ses poumons de plus en plus comprimés, la fatigue de plus en plus présente, elle est de plus en plus facilement essoufflée, sans compter les quintes de toux ingérables au moment du coucher.

Puis vint le mois de septembre. Le matin de son anniversaire, elle fut réveillée par ses enfants lui souhaitant son anniversaire, ce qui la rendit heureuse !!!! Puis ils lui disent quelque chose de quelque peu commun : il y avait un pigeon devant le canapé. Son visage s’est pâlit, mais d’autant plus lorsqu’elle arriva dans le salon et vu qu’à côté du pigeon se trouva son chat qui l’observait. Il restait immobile, il l’observait. Mais ses poils n’étaient pas hérissés, et il n’était pas en position de chasse. Pourtant, le chat fait fuir les autres chats devant la maison et est plus souvent dehors. Elle pensa à un coucou de sa grand-mère qui de son vivant l’appelait toujours très tôt au matin pour le lui souhaiter. Mais cela n’a duré que deux secondes lorsqu’au final son intuition lui souffla : mauvais présage.

Durant la journée, elle sentit brûler au niveau de la masse. Elle montra à son homme. Son homme qui lui dit la phrase qui a tout changé : « tu as des rougeurs prends rendez-vous chez le médecin c’est le cancer ! ». Elle appela son médecin qui lui fixa un rendez-vous d’urgence entre deux. Elle partit donc tout de suite et son quotidien bascula ainsi.

Son médecin a appelé elle-même l’hôpital demandant une consœur qu’elle connaissait afin de lui avoir un rendez-vous d’urgence. C’est le lendemain donc qu’elle se rendit à l’hôpital pour une radiologie et une mammographie…. En théorie.

La voilà, je la vois, je suis là, face à elle, la voyant allongée sur cette table, blanche, perdue, se demandant ce qu’il se passe, voulant partir, vêtue d’un drap bleu, anesthésiée à la poitrine. En effet, elle vient de faire la mammographie mais le docteur ne l’a pas laissée repartir. Elle a détecté des masses anormales au sein droit et des ganglions à l’aisselle droite. Elle a décidé de lui faire une biopsie. Une biopsie qui l’a traumatisée. Elle ne s’y était pas préparée. Elle a été prise de court. Son souffle était court.

– Vous auriez dû venir avant ! Pourquoi ne pas être venue dès que vous avez découvert la masse ?

– J’ai voulu mais on m’a refusé pour cause du coronavirus…

– Non mais c’est honteux ! Je vais dire ce que je pense ! c’est inhumain de vous avoir laisser comme ça il est peut-être trop tard !

La doctoresse n’a pas réussi à prélever sous l’aisselle, à trois reprises, car le sang coulait trop. Puis vint le moment de la biopsie au sein droit.

– Je vous fais écouter le bruit que ça va faire, il faut que vos oreilles s’y habituent car vous ne devez pas bouger. Votre masse est collée à votre poumon si vous sursauter l’aiguille risque de rentrer dans le poumon.

Le stress supplémentaire, elle n’avait pas besoin de cela. Je le vois à travers ses yeux, son monde autour d’elle s’écroula, elle ne voyait que la lumière au-dessus d’elle. Elle ne savait plus où elle était.

– Ca va vous ne sentez rien ? Je viens d’entrer aiguille dans le sein…

– Non je ne sens rien.

– Très bien c’est que l’anesthésie fait effet.

Le clic retentit, elle sursauta légèrement, s’étant retenue car elle savait que sa vie en dépendait. Mais elle ne sursauta pas pour le bruit, mais de douleur.

– Vous avez eu mal ?

– Oh oui très mal !

– Mince l’anesthésie n’avait pas encore fait effet à l’intérieur je suis allé trop vite. Je vous panse et vous pouvez vous rhabiller. Asseyez-vous avant de repartir avez-vous quelqu’un pour venir vous chercher ? Je vous sens sous le choc.

En effet, les vertiges avaient emprises sur elle, et elle ne savait toujours pas ce qui lui arrivait. Elle ne réalisa pas encore qu’il lui faudra attendra deux semaines pour avoir les résultats.

Une semaine plus tard :

Je la vis assise dans cette salle d’attente, je suis venue lui rendre visite pour ce moment difficile. La doctoresse l’avait appelé car elle avait réussi à obtenir les résultats en urgence. Pour ce moment elle était venue avec son mari. Une fois dans le bureau, le verdict tomba :

– Madame, je vais me charger moi-même de vous demander un rendez-vous vers l’institut. Gardez bien votre portable sur vous, ils vont vous appeler pour un rendez-vous d’urgence. Soyez prête à y aller dès le lendemain.

– La masse est très maligne. Il s’agit d’un cancer. Mais il est très agressif. Il s’agit d’un cancer infiltrant à 90 pourcent. Vous devez être prise en charge immédiatement, il est très avancé. Votre vie en dépend.

Depuis ce jour, elle ne vivra plus jamais comme avant…

Octobre Rose

Fin septembre était concentré sur les prises de décisions et l’organisation. Elle reçut un appel le lendemain de l’institut du cancer, comme l’avait dit le médecin. Elle a obtenu un rendez-vous avec le chirurgien, le médecin pensant qu’elle se fera opérer d’urgence. Mais ce ne fut pas le cas. En effet, les résultats annonçaient un cancer avancé au stade 2/3 métastasé. En plus du nodule infiltrant c’est à dire qu’il se développe très vite à 90 pourcent, et de ce fait triple négatif, non réceptif aux hormones et à tous traitements hormonaux, collé à la cage thoracique, étaient présentes des métastases sous le bras et au niveau du haut de la cage thoracique. Il fallait non seulement traiter les métastases mais de plus, l’absence d’un traitement lors d’une opération était impensable car le nodule en profiterait pour se développer. Ce sont donc des examens qu’elle allait faire sur cette fin septembre notamment du cœur. Son rendez-vous final avec son oncologue était décisif : la solution d’urgence est une chimiothérapie.

Son oncologue lui expliqua le protocole. Elle allait subir une chimiothérapie appelée Taxol/Avastin une fois par semaine suivie d’une semaine de repos pendant six mois. Les effets secondaires étaient multiples, mais les plus surveillés étant la montée de tension et le syndrome pieds/mains. Le syndrome pieds/mains consiste à des rougeurs et des sécheresses au niveau de la plante des pieds et des mains. Il peut également faire perdre la sensibilité des mains qui est très surveillé car les récepteurs de la main risquent de ne plus fonctionner correctement lors de la saisie des objets. La perte de cheveux serait un effet secondaire minime, et la prise de poids inévitable. La prescription de médicaments a été faite, et les dates de chimiothérapie posées.

Octobre Rose, première cure. Elle était en stress, elle ne savait pas ce qui allait lui arriver. Elle avait lu pas mal de témoignages sur le taxol/Avastin. L’infirmière l’installa dans une chambre seule où sa tension a été prise avant la cure et lui sera prise après. Si la tension monterait trop haut, hors de question qu’elle reparte ! Elle fut bien accueillie et on l’a rassuré.

Après l’Avastin, on lui prit sa tension qui était bonne et on lui mit les chaussons congelés, ainsi que les moufles et le casque gelé, environ -30° chacun. Les chaussons et les moufles pour le syndrome pieds/mains, et le casque pour éviter la perte de cheveux. La chimio se passa bien, elle a même eu le droit à une manucure par l’esthéticienne de l’institut et le prêt d’un livre sur le cancer par l’animatrice. Elle rentra chez elle, avec la seule chose à penser : quels effets secondaires elle aurait à supporter durant la semaine.

Cette semaine fut difficile moralement pour elle. Elle ne réagit pas face à la maladie. Elle entendit souvent que ce serait parce qu’elle serait dans le déni. Elle a eu parfois l’impression qu’on voulait la réveiller mais ce qu’elle pensait est que pour elle, le choc a déjà eu lieu six mois auparavant, lorsqu’elle a su au fond d’elle-même que le cancer avait pris le contrôle de son corps.

Au fond, ce mois-ci, elle a tout juste eu la confirmation de ses ressentis, et elle pensait plus qu’elle devrait plus s’écouter que de se remettre en cause. Cette semaine-là, elle chercha dans le « mal-a-dit » ce que voulait dire le cancer du sein, afin de pouvoir comprendre ce qui a pu se passer pour en arriver là.

Quel message son âme a voulu lui passer ?

Quelle maladie intérieure a pu ressortir à l’extérieur ?

Quels faits, quelles pensées, quels ressentis l’auraient conduite à cette situation ?

Qu’avait-elle à apprendre, à corriger pour guérir ?

Qu’est-ce-qui a changé pour que cette jeune femme en pleine santé sans aucun antécédent médical doit maintenant faire face à une maladie en comorbidité et de plus aussi vive et fulgurante ?

Le livre que l’animatrice lui a prêté l’a beaucoup aidé à surmonter le début de cette épreuve. Je l’entendais rire, à vrai dire dans ce livre chacun s’y reconnaissait, et sur le ton de l’humour. La dame dans ce livre réfléchissait au nom qu’elle pourrait donner à son cancer. Hitler ? Tchernobyl ? Je la vois se retrouver dans cette situation puisqu’elle y a déjà pensé.

Tchernobyl était à cette époque ce qui lui semblait plus adapté comme elle est née la même année. Mais c’est bien plus tard que le nom qu’elle donnera à son cancer sera évident, mais nous y reviendrons plus tard. Car c’est seulement 7 mois plus tard qu’il aura son vrai nom.

En parallèle, sachant que chaque maladie correspond à un état de l’âme, elle rechercha donc ce que voulais dire son cancer : le sein droit, la culpabilité envers ses enfants ; De signe Vierge, son plus gros souci est la perfection. Le fait de ne pas être une mère parfaite la dévore chaque jour sans qu’elle ne se l’avoue réellement. Mais elle peut se mentir à elle-même, mais pas à moi car je vis et je ressens ses sentiments. Elle se remet sans cesse en cause, mais elle se perd. Elle perd la femme qu’elle est qui fait d’elle une personne unique en voulant devenir la femme, la maman, la ménagère et la femme d’affaire parfaite.

Mais bon sang ! Accorde-toi des erreurs ! c’est ce qui fait que tu es toi !!!!

Elle entend, mais elle ne m’écoute pas. Pour elle, la perfection est atteignable. Je la vois essayer, sans cesse, sans relâche, à s’en fatiguer.

Elle veut sa vie de rêve, mais elle veut aussi montrer au monde ce qu’elle est réellement au fond d’elle-même. Seulement, elle est parfois jugée, non écoutée, et tout s’accumula en elle, pour peu à peu laisser la place au sentiment d’échec dont elle ne comprend pas la source. Chaque parole blessante lui fissure son cœur et touche au plus profond son âme, car au fond d’elle, elle fait tous les efforts possibles pour être parfaite, mais elle n’accorde plus de place à la personne qu’elle est.

Tu accordes bien trop de cachet à ce que les autres pensent de toi ! Mais sais-tu que personne ne te connaîtra comme tu te connais ! La seule personne à ne pas décevoir, c’est toi-même !!!

Elle s’était donné les clefs pour garder sa confiance en elle, et ainsi garder des moments de joie lorsqu’elle serait confrontée à des moments moralement difficiles. Je me souviens de ce jour si spécial en 2018 où elle a décidé d’adopter son bébé fée. Elle y croyait mais il y avait une part en elle un peu « terre à terre » malgré tous. Elle était bien moins évoluée spirituellement qu’à l’heure où je vous parle.

Elle décida de tenter après tout, sa devise était de ne pas juger quoi que ce soit que ce soit positivement ou négativement, sans en avoir fait l’expérience, puisque la vie elle-même est une expérience. Elle médita avant le coucher, et j’entendis dans son esprit l’invocation pour obtenir son bébé fée. Et tout d’un coup, je sentis une sérénité en elle, son visage devint paisible et le chakra de son cœur se mit à rayonner plus fortement qu’habituellement. Elle se frotta le nez et je l’entendis rire dans sa tête en se disant :

Ne te gratte pas le nez c’est ton bébé fée !

Je me souviens de ce moment, où elle ressentit comme une mouche se baladant sur elle. Elle a douté, comme on le ferait tous au départ jusqu’à ce qu’un flash d’une belle fée habillée d’une robe mauve vienne à elle. Il n’y avait plus de doute, l’adoption a fonctionné. Il lui restait plus qu’à connaître son nom. Ce soir-là, elle ria avec sa petite fée dans un beau paysage féérique, et reçu le lendemain le nom qui lui avait été soufflé par sa petite fée : Incha.

Incha lui était de grand réconfort, elle la sentait souvent se poser sur son bras lorsqu’elle était sur le canapé. Mais le moment le plus incroyable, est allé en décembre 2019, trois mois avant d’avoir découvert sa masse, où elle ouvrit ce qu’elle appelait son nouveau grimoire (là où elle place tous ses apprentissages et son évolution spirituelle), et qu’elle vit sur une des pages : une tâche ressemblant à une petite fée ! Lui rappelant qu’elle est là, à ses côtés.

À l’heure actuelle, Incha fait partie intégrante d’elle. Et la retrouver dans le jardin féérique est d’une immense joie et lui permet de retrouver la part la plus importante en soi : son enfant intérieur.

L’enfant intérieur, est cette part de nous-même qui contient notre authenticité, notre sensibilité mais aussi nos blessures. Prendre contact avec notre enfant intérieur et le rassurer permet un bon équilibre de notre être. Mais c’est également en lui que l’on puise notre intuition et notre joie de vivre. Il est donc la base de toutes choses à mes ressentis.

D’ailleurs, n’avez-vous pas déjà eu des flash-backs vous montrant des ressentis ou telle que vous voyiez les choses en étant enfant ?

Après avoir appris le cancer, nous repensons souvent à notre vie actuelle, notre famille, nos enfants, notre travail, ainsi que l’évolution que nous a permis cette vie. Mais nous repensons également à notre « nous » enfant. Ça a été le cas pour elle, tout comme pour moi. Beaucoup d’enfants médiums sont des enfants incompris, isolés. La plupart du temps, ils ont tendance à s’isoler eux-mêmes, dans leur cocon, dans leur monde plutôt, passant ainsi pour des rêveurs.

Elle aimait rester seule dans sa chambre, dans ses livres ou dans ses écritures, sans savoir à cette époque-là qu’elle descendait d’un très grand écrivain, lui-même lié aux pratiques ésotériques. Elle s’était créé un monde, son monde, qu’elle s’empressait de rejoindre à tout instant, par le biais de la musique qui vibrait en elle. Elle avait eu très tôt des dons, qui étaient des dons de naissance.

Petite, marchant dans les rues elle les voyait telles qu’elles étaient à une certaine époque. Elle se devait remuer la tête ou fermer deux secondes ses yeux pour revenir aux rues de son époque, et elle s’en amusait. Puis un matin, se réveillant en laissant ses yeux fermés en espérant que la petite souris soit passée, elle entendit près d’elle deux personnes discuter, dont ces mots résonnent encore clairement dans ses souvenirs :

c’est elle ? 

Fin de l’extrait… 

À toutes ces femmes, à tous ces enfants, à toutes ces personnes soufrant du cancer et qui cherchent une lueur d’espoir, on m’a sans cesse répété :

 

Dans 5 ans, ou même 2 pourquoi pas…

Qui te dit, avec l’avancée scientifique d’aujourd’hui

Qu’ils ne trouveront pas un remède miracle pour les cancers métastasés ?

 

L’oncologue de ce mardi m’a certifié que le Troveldy est déjà un produit miracle !

Qui me dit, que dans 1 an je ne serais pas guérie ?

 

L’espoir fait vivre alors,

VIVEZ !

Octobre Rose

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